Archive pour décembre 2010

Sainte Lucie et sa soufrière

Mercredi 29 décembre 2010 | 3617 MyLife

Sainte Lucie est un petit paradis fiscal, membre du Commonwealth. Tout comme d'autres îles des Caraïbes, c'est aussi un paradis tropical exotique muni d'un volcan qui sent bon le soufre. Les traces du passage des récents cyclones sont encore visibles, certains villages n'ont pas encore accès à l'eau potable.

Les pitons rocheux dominent les baies, anciens cônes volcaniques qui témoignent d'un passé basaltique tumultueux (cette phrase n'est pas issue du National Geographic).

Après le cap Moule-a-Chique naissent les quelques communes de l'île dont les habitants ne disposent que peu de richesses. Le volcan majeur est la Soufrière - à ne pas confondre avec les autres volcans homonymes.

Il s'agit d'un cratère effondré en sommeil, dont la faible activité est cependant visible en surface sous forme de sources de boues et d'eau bouillante...

...qui font blup blup.

Les eaux du sol resurgissent et donnent naissance en contrebas à des cascades grisées.

La sauce est quelque peu corrosive.

La concentration en minéraux est forte comme en témoignent les dépôts.

En bout de chaîne, les "bains thermaux" sont eux aussi très modestes.

Union Island

Samedi 18 décembre 2010 | 3617 MyLife

Union Island, perdue au bout du monde des îles Grenadines.

"Karib Cable" est le provider local.

Oops !

Ring for service...

Beware, beware !

Du Comic Sans jusqu'ici !

Pêche au rhum

Jeudi 16 décembre 2010 | 3617 MyLife

La pêche au rhum est extrêmement simple. Il faut au préalable se munir d'un appât digne de ce nom (attention la couleur peut influencer la nature de votre prise, vert pailleté : poisson de haute mer, rose pailleté : Cindy Sander).

Déroulez et patientez. Un barracuda s'y laisse prendre.

Attention, énergique et peu enclin à se laisser dompter (d'où certainement ce choix pour Mister T de l'Agence Tous Risques), le barracuda dispose d'une dentition affûtée.

Il ne reste plus qu'à le laisser se détendre avec un peu de rhum local.

Et ils pompaient

Mardi 7 décembre 2010 | 3617 MyLife

Le quotidien à bord d'un catamaran suscite des découvertes de tous les instants. Parmi elles, un un deal astucieux entre équilibre écologique et confort occidental : le pompage des lieux d'aisance. Sujet ô combien épineux mais qu'il convient de dévoiler au grand jour à présent, car même Wikileaks refuse de le faire.

En effet, dans un souci d'économie d'eau et d'énergie, l'ensemble repose sur un système de pompage d'eau de mer (dans un sens) puis de pompage expulsif vers le monde extérieur (dans l'autre sens). Le défi est d'allier les deux procédures et de les enchaîner en une douce valse bloblotante.

Avant : on prévoit un pré-pompage suffisant d'eau de mer à l'intérieur de la sainte vasque. À éviter très tôt le matin lorsque les muscles sont encore flasques.

Durant la navigation : on prie pour qu'une vague facétieuse ne provoque pas un tangage excessif, ou ne passe par le hublot situé judicieusement à la verticale de l'ensemble du système, et donc de son usager - ce qui pourrait régler le problème du pompage à première vue, mais qui crée au final plus de complications.

Après : on sort toutes les amulettes apotropaïques pour alterner périlleusement la venue d'eau de mer et l'évacuation afin que les tuyaux d'aller et venue se réconcilient. Tout ceci plusieurs fois, par précaution. En somme, que du plaisir, sachant que ladite pompe est bien souvent récalcitrante ou en fin de vie et que l'un ou l'autre mode produit des résultats aléatoire (il arrive que le mode pompage produise le même résultat que le mode expulsion et inversement).

Ô joie.

Hacker des caraïbes - 2

Samedi 4 décembre 2010 | 3617 MyLife

Un moteur de catamaran est somme toute assez simple. Enfin, vu de l'extérieur : deux manettes. Moteur gauche, moteur droit. Pour chacun, quelques positions : à l'arrêt (levier vertical), marche arrière, marche avant, marche avant d'un pas décidé, marche en avant toute, marche avant à fond à fond à fond, marche avant un requin nous suit avec de grandes dents. Les combinaisons peuvent donc être variées mais pour éviter de faire des cercles dans l'eau, mieux vaut adopter un rythme synchronisé.

Bien sûr les manettes sont jalouses des voiles, mais ont le grand avantage de fonctionner sans aucun souffle de vent.

La cloche peut signifier "à table, les crevettes sont prêtes" ou "un homme à la mer". C'est selon. L'empressement à répondre à son appel n'est donc pas le même.

Accessoire indispensable du skipper : le GPS. Fini néanmoins la poésie des cartes maritimes et des compas, le GPS a pris le relais.

En lien direct avec la sonde immergée : la température de l'océan. Non, elle n'a pas été plongée dans la cafetière.

Un petit #fail pour le drapeau qui a déjà vécu de belles traversées.

Hacker des caraïbes - 1

Vendredi 3 décembre 2010 | 3617 MyLife

Étape 1 : Émerger au milieu de nulle part, se croire au large d'Isla Nublar.

Étape 2 : Check. Pas de dinosaures.

Étape 3 : Civilisation en vue ? Non, des cabanes de cultivateurs de plantes louches.

Étape 4 : S'assurer que les bouées sont bien attachées.

Étape 5 : PHEAR §§§§ Raptor Jesus ! (dédicace)