Archive pour la catégorie ‘General’

Epcot, un dreamland qui fait froid dans le dos

Jeudi 3 juin 2010 | General

Les dreamlands (voir le billet précédent) ne sont pas tous des paradis idylliques malgré le doux nom de l'exposition qui leur est consacrée. L'un d'entre eux est particulièrement perturbant. Et pourtant, il s'agit d'un projet directement issu des neurones de l'archétype du gentil monsieur sur cette planète : le créateur de Mickey et de Pluto, j'ai nommé Walt Disney.

Flashback vers la fin des années 1960. Walt est un grand rêveur et domine un empire qui a le vent en poupe après les sorties de Mary Poppins et Merlin l'Enchanteur. Il achète discrètement des terrains en Floride pour bâtir Walt Disney World Resort et y intégrer EPCOT, alias Experimental Prototype City (Community) of Tomorrow : Cité/communauté prototype expérimentale de demain. En effet, Walt pense que les connaissances acquises par les ingénieurs de Disney pour réaliser les parcs d'attraction peuvent être mises à contribution pour gérer des villes entières. Il s'agit alors de faire surgir de terre une nouvelle cité dont les habitants pourront travailler, vivre et commercer grâce à de nouvelles technologies élaborées au fur et à mesure par des centres de recherche dont le but est aussi de se pencher sur la santé de l'homme et ses conditions de vie. Sim City et ses arcologies avant l'heure.

Que penser d'une construction ex-nihilo d'habitations, architecturées en étoile autour d'un centre de commerces, de transports et d'espaces récréatifs, le tout entièrement planifié ? Les résidents, enfermés sous un dôme de verre gigantesque (pour la régulation du climat - oui même en Floride) évoluent dans des espaces bien définis dévolus chacun à un type d'activité, et reliés ensemble par un réseau de transport moderne (pour l'époque). Ce dernier consiste en un monorail principal, accompagné de petites voiturettes automatiques sur rail qui ne s'arrêtent jamais de circuler (comme ce que l'on peut emprunter dans tout parc d'attractions qui se respecte). La circulation se fait sur plusieurs niveaux, l'industrie est excentrée et les marchandises acheminées par le sous-sol. Une ceinture verte sépare le noyau actif des zones résidentielles.

Que penser d'une communauté-modèle (mais qui définit les règles de ce modèle ?) dont Walt Disney annonce lui-même la couleur : Ce sera une communauté planifiée et contrôlée, une vitrine de l'industrie, de la recherche et des écoles américaines, des opportunités de la culture et de l'éducation. Dans EPCOT il n'y aura aucun ghetto parce que nous ne les laisserons pas se développer. Il n'y aura aucun propriétaire terrien et donc aucun contrôle de vote. Les gens loueront des maisons au lieu de les acheter, et à de modestes loyers. Il n'y aura aucun retraité ; chacun doit être employé.

Walt élude ainsi de manière assez radicale plusieurs problématiques sociétales, qui sont (et seront) toujours d'actualité. Pas de retraités, donc pas de personnes âgées (sépare-t-on les familles lorsque celles-ci arrivent à l'âge de la retraite ?). Pas de malades, pas de propriétaires ? Quid de la justice, de la répartition des richesses, et de l'arbitrage des décisions à prendre pour la communauté sans un vote démocratique ? Une vision un tantinet extrême où les activités postprandiales sont soigneusement étudiées par les scientifiques pour normaliser ce que la vie de tout un chacun devrait être demain. Cette pseudo-société idéale n'est qu'une introduction à Minority Report à Gattaca et Wall-E au Pays des Bisounours.

Il est surprenant de voir ce visionnaire des dessins animés se passionner pour l'urbanisme et inventer un parc d'attractions pour vie quotidienne. Ce projet prendra néanmoins fin après le décès de Walt, et ne survit actuellement qu'à travers une petite zone de Disney World baptisée elle aussi Epcot et Celebration, une ville privée qui fut administrée par Disney.

Dans cette vidéo réalisée deux mois avant sa mort, Walt Disney, tel un Cortex sans son Minus, explique les grandes lignes de son projet d'urbanisme pouvant accueillir 20 000 habitants.

Plus d'informations sur le sujet en VO : The original EPCOT.

Vu également sur Youtube, une étude pour parvenir à un agencement "mathématiquement idéal" sur Sim City 3000 :

Dreamlands à Beaubourg

Lundi 31 mai 2010 | General

Les dreamlands sont des univers imaginés au cours des précédentes décennies, pour bâtir des parcs d'attraction, des expositions universelles, des espaces où les humains vaquent à leurs occupations dans l'harmonie, la joie, la bonne humeur. En théorie. Où le spectaculaire et le grandiose peut avoir un rôle fonctionnel à jouer. Ou pas.

Comment ont-ils contribué à la conception des villes modernes ? L'exposition prend place au Centre Pompidou jusqu'au 9 août.

Le premier dreamland était un parc d'attractions portant ce même nom, à New York (Coney Island), construit en 1904 et détruit par le feu en 1911. En concurrence avec le fameux Luna Park et d'autres lieux d'amusement, Dreamland comptait des expositions éducatives, un train fantôme et un million d'ampoules électriques. Le tout rangé dans une architecture qui se voulait élégante.

Sur ce même modèle ont bien sûr suivi les autres lieux "de rêve" parmi lesquels les grandes expositions universelles. La dernière en date à Shanghaï (le lien mène à The Big Picture, donc c'est beau, cliquez) ne déroge pas à la règle. On structure l'espace d'après un plan global, on élabore des moyens de transport sur mesure, et on plante le décor pour donner une certaine idée d'un monde idéal où tout le monde s'aime et commerce en paix.

N'oublions pas Las Vegas qui tient une place de choix dans le palmarès, Dubaï qui affiche une splendeur vacillante, New York qui n'a plus à faire ses preuves, jusqu'aux tentatives de reproductions grandeur nature ou à échelle réduite des autres univers architecturaux (mythiques ou modernes) sensés plonger les visiteurs dans le bien-être, voire même les ébauches de Kandor, capitale de la planète Krypton.

Pourtant, tout n'est pas rose et choupi considérant l'histoire de ces lieux initialement voués aux loisirs. En premier sur la liste, Disneyland, ou presque, mais c'est une autre histoire.

Un brin d'été à Paris

Mercredi 26 mai 2010 | General

Hormis les faux champs sur les vrais (voir billet précédent), l'été prend ses quartiers. Notamment devant le Mur des Je t'aime à Montmartre.

Un photographe très appliqué au Jardin du Luxembourg.

Un pianiste qui s'y connaît... mais en photo c'est peu parlant bien entendu.

Nature Capitale, follement foule

Mardi 25 mai 2010 | General

L'événement du dimanche sur les Champs-Elysées c'était Nature Capitale, une initiative pour faire toucher quelques brins d'herbe aux parisiens.

Or, la curiosité des locaux envers la chlorophylle était telle qu'il s'agissait surtout de voir des têtes à perte de vue. D'un côté :

Comme de l'autre :

Ah si, tout de même, du blé. Bon, on a vu, on s'en va.

Parmi les sponsors figurait Heineken, qui a failli tenter le mur de bière (buvez de la bière, économisez l'eau).

Webcam bien placée

Dimanche 14 février 2010 | General

Ainsi on est clairement fixé sur les conditions climatiques.

A chacun son territoire

Jeudi 11 février 2010 | General

Sonnenterrasse !

...oder Sonnenterrasse ?

Sucre glace à foison

Mercredi 10 février 2010 | General

De haut en bas, et de bas en haut.

Riezlern.

"Dites, je crois qu'on est assez haut maintenant."

Ifen près de Mittelberg.

Mit vanillesauce

Mardi 9 février 2010 | General

Oberstdorf / Allgaü / Bavière / Allemagne / Europe / Monde, peut-être le dernier moment pour une location de dernière minute.

Ne ratez pas votre CV

Dimanche 31 janvier 2010 | General

Je suis un peu surpris par la grande disparité des CV que je vois circuler, ou plutôt par ceux qui desservent totalement leur auteur. Que ce soit directement via des candidatures que l'on reçoit, ou indirectement par ceux présents sur les annonces d'emploi d'Alsacreations, on peut découvrir le pire comme le meilleur. Il n'y a pourtant pas de grand piège lorsqu'on fait preuve de bon sens.

Je ne pourrai malheureusement pas faire figurer de contre-exemples dans cet article pour des questions de respect des coordonnées privées.

Recentrons : un CV, c'est une première impression. Ce n'est pas l'ultime critère d'appréciation bien sûr, tout dépend de la manière de procéder pour le recrutement dans l'entreprise qui recevra votre présentation, mais dans bien des cas, cela peut être éliminatoire. Accordez du temps à sa conception, mettez-y du vôtre, oubliez les modèles types, fignolez-le avec soin. Rien ne sert une grande liste de diplômes ou d'expériences si vous ne les mettez pas en valeur. Nous sommes dans un monde d'images et d'apparences, la présentation compte. Et par mettre en valeur je n'entends pas utiliser une police en gras-souligné-encadré-rouge. Lorsqu'il s'agit de faire un tri, la forme compte autant que le fond. Si vous êtes graphiste et que vous créez un CV sous Word en noir et blanc, mal aligné, avec la police Comic sans MS, votre carrière est finie avant d'avoir commencé, même si vous précisez "parfaite maîtrise de Photoshop". Ne riez pas, cela existe.

Note : les quelques remarques présentes ici sont donc surtout valables pour les gens souhaitant travailler dans le monde du web, du print, de l'infographie mais pourraient probablement s'appliquer à d'autres catégories de métiers, sauf peut-être les croque-morts.

Le format

.doc, .odt, .pdf, .html ? Préférez un format qui préserve votre mise en page. Si vous envoyez un document Word ou OpenOffice Writer, vous ne saurez pas si votre interlocuteur possède un lecteur équivalent : la mise en page risque de ne pas être semblable, et voir les fautes d'orthographe ou les noms propres se souligner à cause de la correction automatique n'est pas esthétique. Le PDF a le mérite d'être relativement constant. Ne présumez pas des programmes installés chez votre destinataire, c'est relativement vexant de devoir ouvrir des documents MS Office lorsqu'on milite pour l'open-source. Le HTML est exploitable pour le monde du web, mais de par sa nature il est peu pratique à l'envoi (multiples fichiers nécessaires, différences à l'impression), par contre c'est naturellement un très bon choix pour une version online sur votre site. Sauf oubli ou originalité (CV vidéo, audio) tous les autres formats peuvent être considérés comme non appropriés.

  • **** PDF
  • ** DOC, ODT
  • * HTML

La présentation

Oubliez les mises en page austères. Attention, ne pas être austère ne signifie pas ne pas être sérieux dans la démarche. On choisir la voie de l'esthétisme et de l'originalité sans surcharger le document. On reste dans le cadre d'un CV, c'est réfléchi, mais ce n'est pas un testament ou une déclaration d'impôts avec des petites cases pré-formatées. Là encore, adaptez-vous à votre destinataire. Si vous sentez l'atmosphère détendue dans la boîte pour laquelle vous postulez, soyez vous-même. C'est une façon pour vous, réciproquement, de cibler l'endroit où vous souhaiterez travailler et d'éliminer une ambiance qui ne vous conviendra pas.

Cependant, n'utilisez pas trop d'effets, de fonds chargés, limitez le nombre de polices de caractères différentes, usez de l'italique ou du souligné avec beaucoup de modération. Aérez ! Quitte à tenir sur deux ou plusieurs pages avec des références. Jouez avec les marges et les alignements. Pensez aux cartouches d'encre du destinataire, celui-ci ne voudra peut-être pas imprimer ou lire un CV sur fond noir.

Le contenu

Le CV n'est pas une lettre de motivation, mais cela n'empêche pas de sortir parfois du cadre strict de la liste des compétences et des formations pour y glisser des informations sur vous et ce qui vous tient à cœur. Une brève introduction sur votre statut actuel et votre recherche rend ce document plus humain. Indirectement, ne prétendez pas que travailler chez DTC Consulting a toujours été votre rêve. Mentionnez sans faire de listes interminables vos expériences professionnelles, vos formations, vos projets personnels, vos compétences (accessoirement les langues pratiquées). Mettez en valeur les compétences phares (celles que vous préférez mettre en œuvre, dans lesquelles vous êtes le plus habile). Les loisirs sont toujours bien vus tant qu'il ne s'agit pas de taxidermie. N'oubliez pas votre nom et tous les moyens pour vous contacter. Évitez les e-mails du type kikoolol67tropmdr@hotmail.com ou darkcitrouilledu93@msn.com. Faites-vous relire : les fautes d'orthographe ne sont jamais les bienvenues.

Inutile de mentionner en intitulé « CV » ou « Curriculum vitæ », on sait très bien de quoi il s'agit, profitez plutôt de l'occasion pour y indiquer votre diplôme principal ou le nom du poste recherché.

Photo or not photo ?

Si vous pensez que cela peut être représentatif de votre personnalité, c'est un plus. Par contre, oubliez les photos prises après avoir consommé des substances illicites ou faites à la webcam à 2h du matin, vous n'êtes pas sur facebook. Cela n'empêche pas de sourire bien évidemment, vous ne postulez pas pour devenir gardien de prison. N'indiquez pas l'adresse de votre skyblog personnel, mais n'hésitez pas à mentionner vos autres sites ou créations, voire votre flux Twitter si son contenu est intelligent.

Bruxelles, spécialités

Mardi 26 janvier 2010 | General

Ne manquez sous aucun prétexte le chocolat chaud maison Wittamer, 6 place des Grands Sablons. C'est une expérience qui laissera vos papilles en extase. Ni trop concentré, ni amer, ni trop sucré, ni trop noir, ni trop lacté, ni trop van-houtené, en dernière position sur la carte mais en première pour l'ivresse gustative.

Le Nimbus 2000 en vitrine (balais de Harry Potter).

De succulentes gaufres non loin du Manneken-pis.

À l'entrée d'un café.

Le musée des égouts.