Bonnes adresses à Bruxelles

6 mai 2012 | Autour du monde

Une brève sélection de quelques adresses gustatives à Bruxelles impose toujours de restreindre son choix tant la variété de lieux et de cuisines est grande. Pour ceci, il ne faut pas hésiter à sortir du quartier central de la Grand-Place.

Dandoy est une biscuiterie de choix qui a vu le jour au début du 19e siècle. Elle est située au 31 de la Rue au Beurre, ce qui est prédestiné.

Tentez les sablés de la maison, les spéculoos de formes variées (admirez les moules en bois sur l'étagère) ou le Pain à la Grecque (pain au lait, cassonade, cannelle, sucre cristallisé).

Discrètement entreposés, les pots de pâte à tartiner aux spéculoos vous feront de l'oeil.

Le Framboisier Doré, 35 rue du Bailli à Ixelles, est un glacier bien réputé. L'un des parfums est... la gaufre de Liège, mais les choix plus traditionnels sont aussi des valeurs sûres.

Au 45 de la rue Sainte-Catherine, Nordzee / Mer du Nord maîtrise tout ce qui sort de l'eau. On y mange debout, les papilles attirées par les effluves, la fraîcheur et les bons prix.

La Rose de Damas, 19 rue du Marché aux Herbes, dévoile une quantité impressionnante de spécialités orientales, qui appellent toutes à être testées : amandes, dattes, figues, sésame, anis, gomme arabique, fleur d’oranger, chocolat. La seule hésitation se fera sur la taille du contenant.

Dans un tout autre domaine, les frites ont un succès indéniable, surtout Frit Flagey sur la place du même nom (c'est-à-dire place Flagey, pas place des Frites, bien sûr).

Le choix de sauces est impressionnant, il y a quelques accompagnements, et les précieux parallélépipèdes bien croustillants. Par contre, l'attente est très (trop) longue. Que ne sacrifierait-on à une tradition ?

Impossible de passer sous silence les gaufres. Celles-ci se retrouvent à plusieurs coins de rue, bien consistantes et surmontées au choix de banane, fraises, chocolat, chantilly, nutella, sucre, et autres garnitures bien caloriques. Tentez la all-in-one, que diable, on n'a qu'une vie, oufti !

Voyagez accompagnés

1 mai 2012 | Pilule Rouge

Vous ne souhaitez pas voyager en TGV seul, ou bien prendre le risque d'avoir un voisin savourant un odorant sandwich au pâté ? Une solution : la poupée gonflable.

Vu sur la ligne Paris-Bruxelles.

Évidemment l'inconvénient est de devoir s'affranchir des titres de transport.

Rafraîchissement de plaquette

21 avril 2012 | Médias et #fail

Pourquoi s'embêter à faire une nouvelle impression ?

Photo de plaquette commerciale

Il suffit d'un coup de feutre.

Du spamysql

7 mars 2012 | Webdesign

On en voit tous les jours de plus belles. Je fais un screenshot pour la postérité car ce spammeur affiche en clair les requêtes SQL depuis plusieurs mois sur la page de "désinscription" (qui ne fonctionne bien sûr aucunement...).

Qui aurait pu se douter que pour se retirer d'une liste il faut faire un INSERT plutôt qu'un DELETE.

Bonus :

The HTML5 cake is not a lie

7 février 2012 | 3617 MyLife

On m'a dit "lâche-toi".

Transférer son esprit vers un ordinateur est-il une bonne idée ?

20 janvier 2012 | Pilule Rouge

S'il est un rêve que l'humanité a caressé depuis l'avènement de la technologie et l'oubli du boulier, c'est bien d'utiliser la mémoire des ordinateurs pour assurer la propre persistance de son intelligence, de sa mémoire et de son âme à travers le temps. Cette ambition, née avec les premiers films de science fiction et les recherches sur l'intelligence artificielle, peut correspondre à ce que l'on appellerait le transfert d'esprit.

Dans quel but ?

Pour parer en premier lieu à l'une des plus grandes peurs des temps modernes : faire un backup. Devenir immortel, et ne plus avoir peur de faire des parties de Sudoku à 7 dimensions tard le soir. Ce qui peut également conduire à réaliser de grandes ambitions : prendre un billet pour un voyage intersidéral sans avoir à se préoccuper de la quantité de sandwichs embarqués, et atteindre les plus proches étoiles. Ou bien encore profiter de sa propre dématérialisation pour aller explorer plus modestement les recoins de notre globe. Échapper à la SNCF sera déjà une grande avancée humaine.

Si l'on peut faire une copie, pourquoi ne pas tenter d'en faire plusieurs ? La démultiplication des existences pourrait permettre de vivre des expériences multiples en parallèle.

D'un point de vue technique, cependant, tout n'est pas rose. Il faut beaucoup de puissance pour émuler un cerveau organique. Un supercalculateur surpuissant serait nécessaire, et jusqu'à présent personne ne dispose d'assez de Téraflops ou de moyens pour tenter le coup. Certains spécialistes estiment que ce sera envisageable d'ici 2025 au vu du rythme d'évolution actuel, de façon expérimentale bien sûr, avec un volume et une énergie nécessaire qui dépasseraient bien sûr celles habituellement requises par un humain.

Une solution serait d'exécuter cerveau.exe au ralenti, monopolisant alors moins de transistors pour gérer chaque neurone. Malheureusement l'intérêt en serait limité, nous avons déjà un exemplaire de Cindy Sander. Cela suppose aussi de savoir numériser et reconstituer les neurones, leur comportement les liaisons complexes qui sont établies. Quand bien même la reproduction physique serait possible, nos connaissances sur la chimie des échanges n'est pas parfaite, et rien ne dit que la "conscience" suivrait le transfert, ou que l'on parviendrait à reproduire tous nos "périphériques" organiques : vue, ouïe, toucher. La musique ne pourrait plus qu'être analysée d'un point de vue algorithmique.

Si les réseaux de neurones ne sont pas une nouveauté, ils sont pour l'instant limités en puissance. Leur invention remonte aux années 1950 et se voit appliquée dans de nombreux domaines : reconnaissance de caractères, de séquences ADN, estimations boursières, prévisions météo. Leur particularité est de pouvoir apprendre à partir de cas concrets. Il y a environ 1015 synapses dans un cerveau, pour lesquels il faudrait au bas mot 20 000 To de stockage pour représenter leur structure et leurs interconnexions. Avant d'atteindre de telles capacités, des chercheurs pourront sûrement stocker toute l'intelligence des skyblogueurs sur une disquette 3,5".

En poussant la réflexion plus loin, devrait-on copier ou déplacer ? Si un esprit est transféré vers une représentation numérique, faut-il immédiatement éliminer l'original ? Les simulations disposeraient-elles des mêmes droits que les humains organiques ? Qui aurait la responsabilité de les débrancher, ou bien de les mettre à contribution dans un objectif particulier ? À quel moment parle-t-on de Skynet ? Les problèmes éthiques sont nombreux.

Dans l'imaginaire, un fameux récit d'Arthur C. Clarke évoque le sujet, avec La cité et les astres. L'un des premiers du genre, publié en 1956 et qui n'a pourtant pas pris une ride. L'humanité vit son quotidien et ses distractions, connectée à des simulations, sans jamais avoir besoin d'explorer ce qui se déroule au-delà de la ville. En quelque sorte, World of Warcraft avant l'heure. Plus récemment, La Possibilité d'une île de Houellebecq.

Parmi les films, de nombreux exemples au palmarès, touchant de près ou de loin au sujet. Cargo, Matrix, Ghost in the Shell, Le 6e jour, Avatar, Tron, et les séries Stargate ou Red Dwarf qui fait la part belle aux reconstitutions holographiques d'humains disparus. Il en existera bien d'autres encore, tant le sujet est populaire et fascine les humains que nous restons.

Moins connu, Passé Virtuel (The Thirteenth Floor), dresse le portrait d'un développeur, fan des années 30 qui parvient à se projeter dans une simulation de l'époque, avec d'autres subtilités dissimulées par le scénario.

Parmi les jeux, encore plus, avec toute une série d'esprit humains ayant été transférés ou emprisonnés dans quelques puces, que les reliques organiques soient encore présentes ou non. Notons Assassin's Creed.

Londres, son cheddar, ses hôtels

18 janvier 2012 | Autour du monde

Les différents quartiers de Londres offrent des atmosphères variées (on ne parle plus de smog), et font souvent partie intégrante de la vie londonienne telle qu'on souhaiterait la découvrir, moins dense. Chinatown, Camden, ont quelques côtés pittoresques, et Hampstead attire des personnalités locales. Vous trouverez sans aucun doute de nombreux sites et blogs qui vous proposeront des lieux à découvrir à Londres et des itinéraires de promenades.

Canary Wharf reste très financier, tandis que West End regroupe la plupart des attractions touristiques. Bien connu suite au film éponyme, Notting Hill est résidentiel et huppé. Selon un rapport publié en 2007, Londres est la ville la plus chère au monde dans le domaine de l'immobilier de luxe, suivie de très près par Monaco.

Quiconque a fréquenté une capitale de l'Occident s'est frotté aux joies de la chasse aux hôtels, pression démographique oblige. Celle du Royaume Uni ne déroge pas à cette règle désormais impitoyable et il devient de plus en plus difficile de choisir un hôtel à Londres qui réunisse tous les critères requis. Si votre base de départ doit être le centre, il faudra trouver la perle rare ou ne pas hésiter à mettre quelques billets (arborant les figures de la monarchie) sur la table. Il faut savoir que la cité aux bobbies est aussi le deuxième centre d'affaires mondial juste derrière Hong Kong. Comment en est-on arrivés à cette statistique ? En comptant le nombre d'hôtels 5 étoiles au m². Et pourtant, il reste des hôtels pas chers sur HotelClub.fr. Bonne chasse, selon la saison.

L'accès en métro est rapide. Les stations du Métro de Londres sont bien plus espacées que celles de Paris, donc on parcourt plus de chemin entre deux arrêts, et plus rapidement. On peut donc loger à l'extérieur du coeur sans trop de difficulté. Pour prendre un exemple, Earl's Court en fait partie et compte parmi ses rues courbées de modestes hôtels, côtoyant de riches maisons.

N'hésitez pas à faire un tour du côté du Troubadour, café bohème, musical et bien achalandé en mets et vins du monde entier.

Si vous n'avez jamais goûté au Cheddar, que vous n'avez eu accès qu'aux pâles copies que les anglais laissent passer à l'exportation, ou que vous pensez comme Wallace que notre satellite naturel est en fromage, il est essentiel d'aller découvrir toutes les variétés entreposées chez Neal's Yard Dairy (liste des Cheeses), près du Borough Market.

French app name

15 janvier 2012 | Pilule Rouge

Moins poétique que Lorem Ipsum, le remplissage par des termes génériques, que l'on oublie de traduire avant de diffuser.

Un petit #fail pour Adobe :

Adobe Media Player se nomme en français : "French App name". Efficacité.

Le calme à 1€

4 janvier 2012 | Médias et #fail

Capture issue du fameux site Voyages-SNCF.com que tout utilisateur ayant déjà tenté quelques réservations en ligne redoute tant :

Si j'ai bien compris, il faut payer un supplément pour être au "calme" dans un TGV. Les notions d'IDZen et IDZap sur les IDTGV sont familières, mais la transposition du côté SNCF aux TGV classiques semble quelque peu... commerciale. J'ai du mal à comprendre quel est le surcoût pour la compagnie.

Bientôt il faudra payer un supplément pour arriver à l'heure. D'ailleurs, non, dissaïdors et experts marketing de la SNCF, oubliez ce que je viens de dire.

Boules de Bâle

11 décembre 2011 | Pilule Rouge

Bâle - Suisse - participe quelque peu au club - désormais largement étendu, une sorte d'Expanded Universe - des cités accueillant un marché de Noël.

Dans cette photo se cache un ange brandissant une saucisse. Saurez-vous le retrouver ?

Ah, qu'il est loin le temps des ergastules de cet antique site romain. Désormais, les vitrines affichent d'onéreuses décorations pailletées, des produits de luxe rutilants, ainsi que de nombreuses préparations à base de chocolat (et toujours de paillettes).

Sans oublier les boules. Pas n'importe lesquelles, non. Celles que le bon goût nous interdit d'envisager sur un honorable conifère. Celles qui piquent les yeux, et qui font s'interroger sur le sens de la vie, le sens de la gravité qui pourrait purifier notre monde en faisant choir de telles horreurs, et le sens commercial du créateur qui a du s'imaginer qu'il y a un marché pour vendre des boules en forme de canard de bain, d'alien, de pieuvre ou de gorille.

Je vous laisse examiner (de loin, pour ne pas abîmer les pupilles) la vitrine dans son ensemble. Si l'on avait découvert une particule élémentaire du mauvais goût et de masse non nulle, mettons un boson de Spin 0, cet endroit serait la singularité gravitationnelle d'un trou noir.

Pour tout ceci, il faut naturellement un sapin en tant que support. La même boutique prévoit la chose, ce qui nous porte vers la deuxième question-quiz.

Saurez-vous deviner le prix de ce magnifique objet, Maryse ?

Zoomons sur l'étiquette...

Oui : 2350 francs suisses, il ne manque pas de virgule. Soit près de 2000 euros. Reich geschmückt !

Non, vraiment, Noël ce n'est pas pour les gougnafiers.